Présentation de la collection SOKHNA SOU SELLE SI

Bonjour chers lecteurs. Aujourd’hui, cela fait exactement 2 années que nous avons démarré l’aventure Maison YOKK. Une aventure où nous essayons de vendre une Afrique authentique, inspirante et audacieuse, à travers la mode.

Vu que je suis un homme et un autodidacte, Maison YOKK a donc tout naturellement débuté avec des collections hommes. Après avoir mis en valeur les Ndoomu Burr, les Kilifeu et les Chui, il était temps de sublimer les dames. Mais pas n’importe quelles dames. Celles qui sont pieuses et adoptent un comportement respectueux en toute circonstance. Celles qui incarnent les valeurs Africaines et portent au quotidien des tenues élégantes et décentes. Au pays de la Teranga, on les appelle « Sokhna Sou Selle Si ». J’en ai rencontré quelques-unes dans ma vie, en famille comme en entreprise. Par la grâce de Dieu, depuis janvier 2022, je côtoie une Sokhna Sou Selle Si un peu spéciale ; c’est elle qui m’a servi de muse pour cette nouvelle collection.

Des chemises stylées comme sur la première collection

La 4e collection de Maison YOKK est ainsi constituée de 8 tenues qui se portent avec un moussor (foulard) en Bazin et une paire de talons hauts. 4 pois Baoulé sont cousus sur le haut de chaque tenue en référence au nom de la collection : Sokhna Sou Selle Si (4S). La collection peut être subdivisée en 3 types.

Tout d’abord un ensemble composé d’une chemise en tissu 100% coton enfilée dans un pantalon en tissu givenchy large ajusté à ceinture et taille haute. Une bandelette en Bazin parcourt les épaules et les bras de la chemise. Les boutons de la chemise et la ceinture du pantalon sont également en Bazin.

La 1ère tenue de cette famille porte le 1er prénom de ma muse ; les 3 autres tenues portent les prénoms des membres de l’agence Dimaya qui gère brillamment nos pages Facebook et Instagram depuis presque 2 ans.

Boubou x Qipao

Ensuite nous avons un boubou femme dont le haut est une robe Chinoise (qipao) à manches trois-quarts, et le bas un pantalon en tissu super cent. Le haut du boubou a 4 fentes et est confectionné avec un tissu brocart. Les bordures sont faites avec du Bazin. Le même Bazin parcourt chaque côté du pantalon, de la taille jusqu’aux pieds.

La 1ère tenue de cette famille porte le 2e prénom de ma muse ; les 2 autres tenues portent les prénoms de 2 collègues (de mon emploi salarié actuel) que je tiens en très haute estime.

Tailleur x Taille basse

La dernière tenue de la collection Sokhna Sou Selle Si  est un tailleur femme en cashmere rose à rayures très fines. Le haut du tailleur est la rencontre entre une veste femme cintrée et la traditionnelle taille basse Sénégalaise. Il dispose d’une fermeture-éclair qui parcourt tout le dos. Une ceinture en Bazin jaune permet d’ajuster la veste. Le bas du tailleur est un pantalon avec cordon de serrage Une bandelette en Bazin jaune parcourt chaque côté du pantalon, de la taille jusqu’aux pieds.

Cette tenue porte le nom de jeune fille de ma mère ; c’est également le nom de l’héroïne de la BD que nous sommes en train de produire.

Pour terminer, je recommande vivement celles qui seraient intéressées par les tenues de la collection Sokhna Sou Selle Si  de les porter avec des bijoux de notre partenaire KaDior. Une marque basée à Dakar et qui partage le même rêve que nous.

N’hésitez pas à faire un tour sur notre boutique en ligne.

YOKK Season 04, Sokhna Sou Selle Si

Chez Maison YOKK, nous croyons qu’il est désormais temps pour l’Afrique de se vendre telle qu’elle est réellement : authentique, inspirante et audacieuse. Et la famille constitue le socle sur lequel s’édifiera la société Africaine.

Au sein de la Maison YOKK, le chef de famille est le Kilifeu. Son fils aîné, le Ndoomu Burr, est celui qui devra assurer sa succession. Néanmoins, c’est sa sœur cadette (ou ainée) sera le pilier de la famille. Elle est la grande sœur, la seconde mère de la maison. C’est elle qui devra gérer les conflits. Elle devra également incarner les valeurs de la famille et les transmettre plus tard à ses propres enfants et même à ses neveux et nièces.

Nous vivons aujourd’hui dans un monde en pleines mutations ; les valeurs se perdent, la femme en général et la femme Africaine en particulier cherche à retrouver sa véritable place dans la société. La 4e collection de Maison YOKK vient rendre hommage à celles que nous osons appeler les vraies dames Africaines. Elles sont pieuses, ont un comportement respectueux en toute circonstance. Elles incarnent les valeurs Africaines et leurs tenues sont élégantes et décentes. Au pays de la Teranga, on les appelle « Sokhna Sou Selle Si ».

Présentation de la collection CHUI

Bonjour cher lecteur, je suis Tmpo D. Olivier. C’est avec un réel plaisir que je vous présente Chui, la 3e collection de Maison YOKK. Le finish d’une trilogie démarrée en 2020 avec Ndoomu Burr et qui s’est poursuivie avec Kilifeu. Avec cette 3e collection, nous cherchons à magnifier les créatifs et les rebelles Africains, les Crazy Enough de notre continent. Pour ce faire, Chui se doit d’être la plus out of the box de nos collections. 🙂

Les tenues de cette collection ont été inspirées par le clip « Heat » de Chris Brown. Ce dernier serait évidemment un Chui s’il était Africain. En regardant les 7 costumes de la vidéo, j’ai eu l’idée de les revisiter en y injectant le génie créatif Africain et la folie du groupe de musique « Les Têtes Brulées ».

Chris Brown dans le clip de son single "Heat"
Chris Brown dans le clip de son single « Heat »

No t-shirts and oxford boots allowed

Tout d’abord, exit les chaussures cirées aux pieds ; nos Chui chausseront des sneakers. Ensuite exit les t-shirts sous la veste, place à des chemisettes-boubous confectionnées à base de tissus italiens ou coton suisse. Col mao encerclé de cauris. Fermeture-éclair avec dents en métal sur les 2 flancs et à la place de la boutonnière. Pagne traditionnel Africain patché de façon originale sur la partie avant de la chemisette-boubou. La braquette donne l’impression d’une cravate courte.

Fela Kuti, El Anatsui et Jean-Pierre Bekolo

Tous les costumes ont des vestes à manches courtes, sans poches extérieures, avec 2 poches intérieures et des fermetures éclairs de type blouson à la place des boutons. Les 3 premières tenues de la collection rendent hommage au patrimoine textile Africain. Le pagne de la chemisette-boubou est patché horizontalement à l’avant de la veste, et verticalement sur le côté extérieur de chaque jambe.

Nations nègres et culture

La tenue avec le costume marron rend hommage à Cheikh Anta Diop (CAD), dont l’immense contribution intellectuelle pour notre continent n’est plus à présenter. A l’avant de la veste, nous avons imprimé en bleu-ciel des extraits de son tout premier livre « Nations nègres et culture ». Sur la partie avant des pieds du pantalon, le nom de la collection (CHUI) et les initiales du nom du savant Sénégalais. Enfin, le pagne traditionnel choisi pour la chemisette-boubou bleu-ciel est du Bogolan à dominance marron.

Zanzibar garden

Afin de rendre hommage à l’art floral, la tenue avec le costume vert forêt est directement inspirée d’un jardin de fleurs. Nous avons collé des pivoines artificielles blanches et de couleur champagne à l’avant de la veste, et des feuilles artificielles sur la partie avant des pieds du pantalon. Enfin, du Thioub aux couleurs de la veste et des pivoines vient sublimer la chemisette-boubou confectionnée en tissu italien blanc.

Featuring Khomeiny and Zeus

Une collection de vêtements se définit comme une histoire racontée par une maison de couture suivant ses valeurs et en fonction de la saison. Personnellement, je considère le processus de création d’une collection de vêtements comme celui d’un album de musique. C’est dont tout naturellement que j’ai pensé à inviter des Crazy Enough en featuring sur quelques tenues de cette collection.

Le premier, Khomeiny, avait déjà collaboré avec la Maison YOKK sur les tenues en denim de la première collection. La magie a à nouveau opéré sur le costume gris de cette nouvelle collection.

Tenue « Chui Khomeiny »

Le second, Zeus, est un jeune artiste visuel dont l’univers est l’Afro futurisme. Je l’ai invité à libérer toute sa folie créative sur le costume bleu foncé. Le résultat est également sans voix.

Tenue « Chui Zeus »

Trois musiciens ont également été conviés à participer à cette fête créative. Le résultat a plutôt accouché d’un mini album musical, The Crazy Enough. Un cri du cœur de crazy enough adressé à tous les crazy enough du continent Africain. Il est disponible exclusivement sur Bandcamp.

J’espère que cette troisième collection et ses créations audacieuses vous ont inspirés. Excellente journée à toi.

Les Têtes Brulées

YOKK Season 03: We Are Crazy Enough

Chez Maison YOKK, nous croyons fermement que l’Afrique doit désormais se vendre telle qu’elle est réellement : authentique, inspirante et audacieuse. La première YOKK Season a présenté les valeurs d’authenticité Africaine. La deuxième a montré comment ces valeurs parvenaient à produire des femmes et des hommes capables d’inspirer le continent. Cette nouvelle saison quant à elle consacrera l’Afrique audacieuse.

Elle célèbre les fils et filles du continent qui veulent innover et créer, au lieu de copier. Des créatifs et rebelles qui sortent du moule et osent prendre des risques. Des personnes qui détonnent dans le paysage, tels des Léopards intrus au milieu des Lions : les « Chui » (« Léopard » en Swahili).

Nous les « Chui », qui à un moment donné avons été traités de fous dans nos entourages respectifs, ne devons pas oublier une chose fondamentale : We are not crazy, we are crazy enough !! Et qu’on le veuille ou non, on ne peut pas nous ignorer. Notre Afrique a besoin de notre génie créatif et de la folie de nos idées pour challenger le status quo et enfin se développer.

We Are Crazy Enough
Welcome to YOKK Season 03

Jean-Pierre BOEP, le lion chercheur de vérité

Bonjour chers lecteurs. Nous terminons notre série d’interviews de Leaders Africains inspirants du côté du Cameroun. Nous vous amenons à la rencontre de Jean-Pierre BOEP, le directeur de l’agence mystiQ.

Bonjour Jean-Pierre BOEP. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs svp ?

Bonjour, je suis Jean-Pierre BOEP, consultant en Business Development et en communication stratégique. Je dirige à Douala l’agence de Marketing et Communication « mystiQ », spécialisée dans le développement d’identité, d’image pour les entreprises Africaines, y compris des start-ups. Je suis un Afro-centriste, un Afro-optimiste, qui a un grand intérêt pour les questions liées à l’identité Africaine, au développement culturel et politique de l’Afrique, et surtout à l’épanouissement identitaire du continent dans un monde rempli d’antagonismes et de multiples contingences.

Qu’est-ce qui vous a motivé à créer l’agence mystiQ ?

Je baigne dans la communication d’entreprise depuis mes études. Mes toutes premières expériences professionnelles ont été dans des agences de communication. J’ai toujours nourri la volonté et l’envie de créer une agence de communication qui soit centrée sur l’identité Africaine et qui, au travers de son travail, puisse magnifier ce que les entreprises Africaines ont à offrir. Il s’agissait pour moi d’apporter un regard nouveau sur la communication en se basant sur ce que nous avons de culturellement fort, ce que nous pouvons proposer au monde en termes d’identité différente. Et nous essayons, dans chacun des travaux où nous sommes impliqués, de ressortir cet ADN particulier et de le communiquer en termes de valeurs au client.

Au sein de l’agence mystiQ, nous nous considérons comme des bâtisseurs, des personnes qui ont à cœur de pouvoir changer le narratif Africain, changer la perception qu’on a du continent, pas seulement du point extérieur mais d’abord du point de vue intérieur.

Quels sont vos principes clés en tant que Leader et entrepreneur ?

Déjà, je considère qu’un Leader n’est pas forcément un entrepreneur, et qu’un entrepreneur n’est pas forcément un Leader. Il faut savoir à chacun de ces paliers, se positionner clairement. Selon moi un entrepreneur doit savoir où il va et où il conduit son projet d’entreprise, il doit avoir la capacité de fédérer des personnes intelligentes – très souvent plus intelligentes que lui sur ce projet. Selon moi un entrepreneur est un chercheur de vérité, et c’est ce que nous faisons chez mystiQ.

Par contre, le Leader est une personne qui élève les autres. Le Leader trouve en chaque personne qu’il rencontre la magie enfouie et essaie de la révéler. C’est un éveilleur de conscience, il vous ouvre les yeux sur une réalité.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

Mes premières sources d’inspiration, je les ai trouvées très tôt au sein de ma famille proche : mes parents. Grâce à leur capacité à ne jamais rien lâcher malgré les difficultés, à vouloir toujours aller de l’avant. Ensuite, je m’inspire beaucoup de personnes qui ont un but et qui ont cette volonté animée de changer le monde, pour le bien de l’humanité : Mère Theresa, Gandhi et Thomas Sankara entre autres.

Que représente l’Afrique pour vous ?

Selon moi l’Afrique est le nouveau playground. C’est le continent qui va le plus attirer l’attention dans les décennies à venir, celui qui va cristalliser les plus grands enjeux de l’avenir. A ce titre, l’Afrique a un rôle majeur à jouer dans la conduite de la manière dont le monde va évoluer. Il est important qu’aujourd’hui sa jeunesse en prenne conscience ; qu’elle sorte du canevas qu’on veut tracer pour elle, afin d’ouvrir les yeux et de démarrer son processus d’éveil et d’émancipation, pour avoir quelque chose à proposer.

Merci de nous avoir accordé de votre temps pour nous partager votre parcours très inspirant.

Merci de votre intérêt.

Ayodélé OGNIN, l’amazone au chevet de l’entrepreneuriat féminin en Afrique

Bonjour chers lecteurs. En ce mois consacré à la promotion de la gente féminine, nous vous amenons du côté du Bénin, à la rencontre d’Ayodélé OGNIN.

Bonjour Ayodélé OGNIN. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs svp ?

Bonjour chers lectrices et lecteurs. Je suis Ayodélé OGNIN, je suis de nationalité Béninoise. J’ai obtenu mon baccalauréat en classe de Première. Ce qui  m’a valu l’obtention d’une bourse d’excellence de l’état Béninois pour poursuivre mes études universitaires en Algérie. Pour le choix de l’Algérie, je voulais apprendre l’arabe. J’ai donc fait une partie de mes études en Algérie avant de faire mon MBA en France. Je suis diplômée d’un MBA en Finance et Management d’entreprise de l’École Supérieure de Gestion de Paris et titulaire d’un Bachelor en langues et civilisation anglo-saxonne. J’ai travaillé 8 années dans le domaine de la finance, trésorerie bancaire, gestion d’actifs et fonds d’investissements avant de créer mon entreprise Wurami Consulting.

Qu’est-ce qui vous a motivée à démarrer l’aventure Wurami Consulting ?

Depuis toute jeune, j’ai vu ma mère faire face à plusieurs défis pour financer ces activités. Les banques ne voulaient pas lui passer de l’argent car ces projets ne les intéressaient pas en termes de rentabilité et retour sur investissement. Elle était obligée de composer avec les microfinances malgré les taux exorbitants. C’est depuis lors que j’ai décidé de créer une banque pour accompagner et financer les projets des femmes. C’était mon rêve d’enfant. Une fois adulte, j’ai décidé de créer une structure qui pourrait accompagner les femmes sur l’éducation financière et la gestion optimale de leurs ressources. La première source de financement, ce sont les recettes ; il est donc important de bien structurer son business modèle pour pouvoir développer son entreprise sans apport externe.

Wurami Consulting
Wurami Consulting

Vous êtes également l’initiatrice des programmes « Women Empowerment Masterclass » et « 2F Femme & Finance ». Visiblement, l’entrepreneuriat et l’autonomisation de la femme sont des causes qui vous tiennent à cœur.

Oui. Quand les femmes sont accompagnées, les familles sont plus épanouies, les enfants ont accès à une meilleure éducation, et c’est toute la communauté qui en bénéficie.

Quels sont vos principes clés en tant que Leader et entrepreneur ?

GOD First !! Prier, demander à Dieu de nous guider avant toute chose.

Investir en soi, dans son développement personnel.

Se faire former et être à jour dans son domaine d’expertise. Savoir s’entourer.

Savoir prendre soin de soi, et s’accorder du temps de repos.

En tant que femme entrepreneur, il est important de bien constituer son équipe, choisir des collaborateurs qui nous complètent et qui ont le sens de l’éthique et du respect de soi-même. Une personne qui se respecte saura respecter les autres et honorer ses engagements

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

DIEU, ma famille et les expériences de vies de mes proches.

Que représente l’Afrique pour vous ?

L’Afrique représente « wura mi » i.e. mon trésor en Yoruba. L’Afrique est une richesse dont on ne mesure pas la valeur, l’avenir du monde entier.

Merci de nous avoir accordé de votre temps pour nous partager votre parcours très inspirant.

Merci de votre intérêt.

Telebo Soundele KANGHA-ATCHINKWASSY, la fille de la forêt Ivoirienne

En cette journée spéciale du 08 Mars 2021, nous vous amenons à la rencontre de la social entrepreneur Ivoirienne Télébo Soundélé KANGHA-ATCHINKWASSY. Et oui, les leaders inspirants de notre continent ne sont pas uniquement de la gente masculine.

Bonjour Télébo Soundélé KANGHA-ATCHINKWASSY. Pouvez-vous vous présenter en quelques mots à nos lecteurs svp ?

Bonjour. Je suis entrepreneure sociale de nationalité ivoirienne. Je vis à Abidjan. J’ai 35 ans. Je suis diplômée en Marketing et j’ai une expérience de 12 années en tant que manager marketing dans une société de gestion forestière. Je suis fille d’ingénieur forestier et en Côte d’Ivoire mon papa est considéré comme « le père de la forêt ivoirienne ». J’ai donc été sensibilisée et connectée à la nature dès mon plus jeune âge. C’est de là que vient ma passion pour l’environnement. C’est ainsi que j’ai mis sur pied, GREEN SKILL AFRICA, un cabinet de conseil en éducation et communication en environnement.

Qu’est-ce qui vous a motivée à démarrer l’aventure Green Skill Africa ?

 Mon évolution dans le milieu forestier a développé ma sensibilité aux enjeux liés à l’environnement, en particulier dans mon pays la Côte d’Ivoire. J’ai pu remarquer au fil des années qu’il y avait un déficit au niveau de l’éducation environnementale des populations, j’ai décidé de pallier le problème en créant cette start-up. 

GREEN SKILL AFRICA développe des programmes d’éducation relatifs à l’environnement et au développement durable pour toutes les catégories de la population et a pour projet également un centre de formation pour former les jeunes aux métiers liés à l’environnement. Notre Mission est de permettre la conservation de l’environnement par l’amélioration des connaissances de l’ensemble de la population sur le développement durable. Nos objectifs sont :

– d’agir concrètement pour la préservation de la forêt, la lutte contre le changement climatique et le développement des territoires,

– de participer à l’éducation des futurs citoyens pour une Côte d’Ivoire verte,

– de partager des valeurs écologiques et sociétales.

L’Afrique est ma base, mon socle. L’Afrique est une mère car dans ses bras je me sens en sécurité, dans ses bras je me sens aimée. L’Afrique est une sœur car je sais qu’elle ne trahira pas mes espoirs. L’Afrique est une amie, avec qui je partage mes meilleurs souvenirs et avec laquelle je nourris mes plus beaux rêves !!

Quels sont vos principes clés en tant que Leader et entrepreneur ?

Je préfère le terme « Valeurs ». Et les valeurs qui me conduisent en tant que leader et entrepreneure sont celles que m’ont transmises mon père, à savoir le travail, la solidarité, le respect de toute forme de vie et le courage.

Quelles sont les réalités de l’entrepreneuriat féminin dans votre pays ?

Les femmes en Côte d’Ivoire ont beaucoup moins d’opportunités professionnelles dans le secteur formel que les hommes. Elles sont donc, par survie, très nombreuses à entreprendre, mais en restant dans l’informel. Les choses commencent à bouger ces dernières années pour l’entreprenariat féminin notamment grâce aux soutiens que reçoivent les femmes à travers des programmes d’accompagnement à l’entreprenariat et au leadership féminin, qui donnent des outils aux femmes pour professionnaliser leur activité informelle. Le mentoring et l’émergence de communautés solidaires boostent également le business féminin.

Quelles sont vos sources d’inspiration ?

On va souvent chercher loin mais je m’inspire de héros qui me ressemblent, qui vivent mes réalités africaines. Et pour évoluer sous nos cieux, il faut une grande capacité de résilience. Et je retrouve cette résilience chez mes parents. Ce sont eux mes sources d’inspiration. Mon père, un enfant né au fin fond d’un village, qui est allé à l’école très tard, à l’âge de 12 ans, mais qui a cru en lui et n’a jamais abandonné face aux obstacles de la vie! Et qui à force de travail est devenu un acteur de développement majeur pour la Côte d’Ivoire. 

Ma mère, veuve avec 6 enfants, m’a appris à être humble, à être une bonne gestionnaire et indépendante.

Que représente l’Afrique pour vous ?

L’Afrique est ma base, mon socle. L’Afrique est une mère car dans ses bras je me sens en sécurité, dans ses bras je me sens aimée. L’Afrique est une sœur car je sais qu’elle ne trahira pas mes espoirs. L’Afrique est une amie, avec qui je partage mes meilleurs souvenirs et avec laquelle je nourris mes plus beaux rêves!

Merci de nous avoir accordé de votre temps pour nous partager votre parcours très inspirant.

Alibeta, l’art de dire Nous

Nous sommes un dimanche de Septembre 2020, un mois après la sortie officielle de la première collection de la Maison YOKK. Ma cousine Jennifer me contacte sur WhatsApp en début de soirée :

– Bonsoir Olivier. J’espère que tu vas bien.

– Je vais bien, merci. Et toi-même ?

– Cool de mon côté. Cet après-midi j’étais avec un de mes anciens profs d’ETICCA pour visiter l’espace culturel qu’il va bientôt ouvrir à Ouakam. Ca va beaucoup te plaire, c’est un peu comme La Boîte à Idée. Il faut absolument que tu vois ça !!

– As-tu des photos pour que je vois à quoi ça ressemble ?

– Voici des photos que j’ai prises sur place. (Elle me les envoie). C’est encore en chantier, mais je t’assure que le concept est ouf.

– D’accord, je vais y faire un tour.

– J’ai parlé de ta marque à mon ancien prof, et il pourra beaucoup t’aider à la développer. C’est un artiste qui a beaucoup de contacts dans le milieu de la culture.

– Ton ancien prof est aussi artiste ? Comment s’appelle-t-il ?

– Alibeta. Il était mon prof de sociologie à ETICCA, mais il est surtout connu comme chanteur, producteur et acteur. Tu dois sans doute le connaître. Il a d’ailleurs joué dans le film « Yao » qui est sorti cette année.

– Je ne connais pas cet artiste. Le film « Yao », j’en ai entendu parler mais je n’ai pas encore vu.

– Si entre temps tu tombes sur ce film, Alibeta est celui qui joue le personnage du chauffeur de taxi.

– Ok.

– Voici son contact. (Elle me l’envoie) Appelle-le dès que possible stp. Je lui ai dit que tu allais le faire.

– Pas de souci.

Comme tout jeune entrepreneur fleurant l’opportunité d’un partenariat professionnel intéressant, j’ai donc contacté Alibeta et nous nous sommes donnés rendez-vous le samedi suivant.

Arrivé sur place, nous avons visité tout l’espace culturel et Alibeta m’a expliqué la vision de KENU Lab.

« J’ai habité dans cette maison pendant 6 ans. Quand j’ai déménagé, la maison est devenue mon lieu de travail avec Ibaaku. A un moment donné, Ibaaku et moi nous sommes demandés ce que nous pouvions apporter à la communauté de Ouakam. C’est comme ça qu’est née l’idée de transformer ce lieu en espace culturel. Kenu en Wolof signifie pilier ; nous pensons que la culture et les arts sont les piliers d’une société. Dans ce laboratoire des imaginaires, nous expérimenterons la culture comme arme de construction massive. »

Nous avons également échangé sur un tas de sujets divers. Musique, entrepreneuriat culturel, éducation, sociologie, décolonisation, développement de l’Afrique, développement de l’homme… J’ai découvert un érudit ultra cultivé (un aperçu ici), qui connaît tout le monde ou presque tellement son réseau est vaste. J’ai surtout découvert un entrepreneur culturel très humble qui passe son temps à dire « Nous ». D’ailleurs, après un long moment d’échange, il m’a invité à prendre un café dans l’espace aménagé du patio.

– Alibeta, te rends-tu comptes que depuis le début de notre conversation, tu ne cesses de dire « Nous » ?

– Ah bon ? Répond-t-il en rigolant.

– Si si, je t’assure.

– C’est drôle ce que tu dis, parce que mon prochain album sortira en décembre et il s’intitule « ÑUN », c’est-à-dire Nous en Wolof.

– Wow !!! M’exclamai-je.

– (Il lâcha un petit sourire rempli d’humilité)

– Mec, tu es clairement ce qu’on appelle un Great Leader. Des gars comme toi sont très précieux pour construire l’Afrique de demain, mais malheureusement ils sont très rares. Et tu sais quoi ? Ma première collection vient à peine de sortir mais je bosse déjà sur la deuxième. Elle sera justement dédiée aux mecs comme toi.

– Une suite à ta collection « Ndoomu Burr » dont tu me parlais tout à l’heure ? Et comment l’as-tu baptisée ?

« Kilifeu ». Et je compte faire le show de présentation ici chez toi si tu es d’accord. 😉

Voici chers lecteurs l’histoire de ma première rencontre avec Alibeta. Je tenais à vous la partager pour que vous sachiez que les Kilifeu ne sont pas forcément des chefs d’entreprise, des chefs d’état ou des hommes politiques. Les vrais Kilifeu sont certes rares, mais il en existe partout sur notre continent. A chaque fois que vous rencontrerez un Africain, homme ou femme, qui fait preuve d’une profonde humilité sur le plan personnel, et d’une volonté de fer afin de transformer sa communauté, sachez que vous êtes en face d’un Kilifeu. Comme ce monsieur qui se surpasse pour impacter la commune de Ouakam. Depuis notre première rencontre, Alibeta est devenu pour moi un ainé, une véritable source d’inspiration et même un ami. Et comme tout ami, je lui ai donné un surnom : « Kilifeu Saliou ». Parce qu’il le vaut bien. 🙂

Crédit photo : Andrew Oberstadt

Présentation de la collection Kilifeu

Au cours de la première saison, nous avons célébré les entrepreneurs, les créatifs et cadres ambitieux de notre continent, ceux-là que nous considérons comme les princes Africains des temps modernes : les « Ndoomu Burr ». Pour la deuxième saison, nous avons choisi d’accompagner ces derniers pour qu’ils deviennent des Great Leaders. Des Leaders inspirants faisant preuve d’Humilité sur le plan personnel, et de Volonté sur le plan professionnel : des « Kilifeu ».

Le challenge de la deuxième collection de la Maison YOKK a donc consisté à concevoir pour les Kilifeu des tenues qui révèlent à l’extérieur qui ils sont à l’intérieur.

Inspiration out of the box

Pour la collection Kilifeu, le processus de création a débuté avec le dessin de la tenue de base. Il s’agit d’un ensemble composé d’une chemise trois quart slim fit, d’un pantalon slim fit et d’une veste trois quart (le summum de l’élégance masculine en saison froide). Cette tenue s’inspire directement de celle du personnage Minato Namikaze (le 4e Hokage de Konoha) de l’animé Naruto. Tout fan de cette série vous dira que s’il était Africain, Minato serait évidemment un Kilifeu. 🙂

Minato Namikaze, le 4e Hokage

La chemise Kilifeu est la fusion d’une chemise italienne slim fit sans poche avec boutons de manchette, et d’un boubou traditionnel à col mao. La chemise trois quart issue de cette fusion est alors confectionnée à partir d’un tissu italien uni. Au milieu du bras gauche est cousu un « brassard d’Humilité » qui révèle le style de management humble du capitaine qu’est le Kilifeu. Ce brassard est de 8 cm est confectionné à partir de cauris cousus en formant un « H » sur du Bazin riche ou un tissu traditionnel Africain.

A partir de la limite supérieure du brassard, les 2 manches longues sont confectionnées avec soit du Bazin riche soit un tissu traditionnel Africain. Ce tissu se retrouve également sur le col mao et l’extérieur de la boutonnière.

Un écusson est également cousu sur la chemise, au niveau du cœur, afin de symboliser l’enracinement du Kilifeu dans une Afrique authentique, rebelle et inspirante : c’est l’écusson YOKK. Pour chaque tenue de la collection, il est confectionné en découpant un rectangle de Bazin riche de 5,6 sur 7 cm en simulant le pourtour des 4 cases du logo Maison YOKK, et en plaçant au centre de chaque case du logo imaginaire un cauris peint avec la couleur de ladite case.

Au-dessus de la chemise, chaque tenue de la collection propose ce que nous avons baptisé le « manteau de Volonté ». Plus qu’une veste trois quart slim fit à manches courtes et sans poche extérieure qui protège du froid, il a été conçu pour transmettre au Kilifeu la royauté et la volonté de fer des Chefs traditionnels d’antan. Le manteau de volonté porte également des galons confectionnés en cauris ou tissus Africains, et le texte « WILL » (Volonté en anglais) est cousu verticalement dans le dos à base de cauris.

Les 7 tenues de la collection Kilifeu

Après avoir dessiné la tenue Kilifeu de base, il a fallu décliner celle-ci en plusieurs modèles. Pour la suite du processus de création, nous avons alors choisi parmi les tissus royaux des chefferies traditionnelles Africaines, ceux qui correspondaient le mieux à la saison froide (couleur, densité…). Chaque pagne traditionnel retenu a ensuite orienté le choix des couleurs de la chemise et du manteau, le choix du tissu et de la couleur du pantalon (jeans, super cent…), mais également le nom de la tenue.

Ce processus a finalement donné naissances à 7 tenues Kilifeu. 3 ont été créées à partir de tissus traditionnels relativement légers : le Ndop, le Kita et le Faso Dan Fani. On retrouve ces tissus sur la chemise au niveau des manches, du col et de l’extérieur de la boutonnière. Et sur le manteau au niveau des galons. Le brassard est en Bazin riche.

Les 2 tenues suivantes sont issues de pagnes traditionnels tissés en petites bandes : le pagne Baoulé et le Bogolan. Les bandes de chaque pagne ont été détachées pour être cousues verticalement au-devant du manteau et pour confectionner le brassard. Sur la chemise, le col, l’extérieur de la boutonnière et les manches sont confectionnés avec du Bazin riche. La couleur du Bazin riche casse avec celle du tissu italien de la chemise mais suit celle du pagne traditionnel.

Enfin, les 2 dernières tenues proviennent du Shuka Masaï. Ce tissu étant très voisin de la laine, il a été utilisé sur la totalité du manteau (et le brassard). Ce dernier porte sur chaque épaule 2 lignes de cauris cousues en guise de galons. Sur la chemise, le col, l’extérieur de la boutonnière et les manches sont confectionnés avec du Bazin riche. Contrairement au duo précédent, ici la couleur du Bazin riche est la même que celle du tissu italien de la chemise afin d’être en retrait par rapport au Shuka Masaï du manteau.

Shuka Masaï

Alors quelle est votre tenue Kilifeu préférée ? N’hésitez pas à nous laisser un commentaire. 🙂

Kilifeu, à l’aube des nouveaux chefs

Selon Peter Drucker, « seules trois choses apparaissent naturellement dans les organisations : la friction, la confusion et le manque de performance ; tout le reste requiert du Leadership ». Il va donc sans dire que pour qu’une équipe soit soudée, il faut du Leadership. Pour qu’une entreprise performe, il faut du Leadership. Et pour qu’un pays se développe et prospère, il faut également du Leadership. D’ailleurs, Carlos Tavares, le PDG du groupe PSA, va dans le même sens en affirmant : « Nous ne sommes pas dans une crise du capitalisme, mais dans une crise du leadership. Les populations ne veulent plus de dirigeants mous et démagogiques, mais inspirants. »

Au fait, qu’est-ce que le Leadership ?

Il existe de nombreuses définitions du Leadership dans la littérature ; je trouve la plupart d’entre elles correctes et complémentaires. Pour faire simple, on peut définir le Leadership comme étant la capacité d’un homme ou d’une femme, au sein d’un groupe, à faire faire sans avoir d’autorité ou sans avoir besoin d’en faire usage. Et la mission principale du Leader est alors de créer un environnement au sein duquel les collaborateurs se sentent en sécurité et sont sublimés ; en retour ceux-ci coopèrent et se surpassent pour l’intérêt commun.

Selon Jim Collins, les Great Leaders ou « Leaders de niveau 5 » sont ceux-là qui font preuve d’Humilité sur le plan personnel, et de Volonté sur le plan professionnel. Il apparaît donc évident que pour construire notre rêve d’une Afrique authentique, solidaire, unie et prospère, notre continent a besoin de Great Leaders. Autrement-dit, chaque Ndoomu Burr doit upgrade pour devenir un Leader Africain de niveau 5, un « Kilifeu ».

Le challenge de la deuxième collection de la Maison YOKK a ainsi consisté à concevoir pour les Kilifeu  des tuniques qui révèlent à l’extérieur qui ils sont à l’intérieur. Bienvenue dans la saison 2. 🙂

7 Leaders Africains d'hier et d'aujourd'hui, qui ont inspiré notre collection "Kilifeu".